
Ci-dessous, l'exposition virtuelle de 114 histoires X 114 étages. L'exposition photographique originale à voir en personne avait été exposée à la Tour CN avant les fermetures mises en place afin d’aider à freiner la propagation du virus COVID-19.
Intro
Bienvenue à une célébration à 360 degrés des visages et des lieux changeants de Toronto. L’exposition 114 histoires x 114 étages explore les faits — et les mythes — qui se cachent derrière dix des monuments les plus connus de notre ville. L’exposition, une collaboration exclusive entre la Tour CN et la Toronto Public Library, présente les diverses cultures et communautés de notre ville à travers les anecdotes et les images des sites célèbres de Toronto, toutes tirées des extraordinaires collections spéciales de la bibliothèque.
Sommaire
- Fort York
- Rue Yonge
- Îles de Toronto
- Place de l'Ontario
- Exposition nationale canadienne
- Kensington Market
- Hôtel Royal York
- Gare Union
- Viaduc du prince Édouard
- Incendie de Toronto de 1904
- SkyDome
- Tour CN

Fort York
La garnison de Fort York a été construite par l’armée britannique et les milices canadiennes en 1793 pour défendre la nouvelle capitale du Haut-Canada contre une éventuelle attaque des États-Unis.
La ville de Toronto a littéralement grandi et s’est développée autour du site désormais historique, illustré sur ces photographies. En 1905, la ville avait proposé une ligne de tramway vers la CNE, qui aurait divisé le fort en deux. La ligne de tramway n’a jamais été construite, en raison des vives protestations de la population. Le site a de nouveau été menacé dans les années 1950, lorsqu’on a proposé d’y faire passer l’autoroute Gardiner. Les urbanistes ont détourné l’autoroute pour qu’elle passe juste au sud de l’enceinte de Fort York.
Au cours d’un séjour d’une semaine au milieu des bâtiments restaurés vieux de 150 ans de Fort York, près des rues Bathurst et Front, la classe de 4e année de l’école primaire St. George à Etobicoke a mené la vie des soldats du XIXe siècle.
Rue Yonge
La rue Yonge, l’une des plus anciennes et des plus longues de Toronto, est le lieu de rassemblement de la ville pour les défilés, les spectacles de rue, les festivals et les manifestations. La rue a été baptisée par le premier administrateur de la colonie de l’Ontario, John Graves Simcoe, en hommage à son ami Sir George Yonge, expert des anciennes voies romaines.

L’hôtel de ville de Yorkville (au centre à gauche) a servi de mairie jusqu’en 1883, date à laquelle Yorkville a été annexée à Toronto. L’édifice a pris le nom de St. Paul’s Hall et accueillait une bibliothèque publique, ainsi que de divers clubs et usages communautaires. Il a survécu jusqu’en 1941, date à laquelle il a été détruit par un incendie et démoli. Quelque 30 ans plus tard, la Toronto Reference Library a été construite de l’autre côté de la rue, remplissant tout l’îlot au nord de l’avenue Asquith (en bas à droite).


Les badauds de Pâques – au nombre de 20 000 environ – ont envahi la rue Yonge de la rue Gerrard à la rue King pour le défilé de Pâques de 1961. Ils étaient nombreux à attendre avec impatience le long des trottoirs que le défilé attendu descende la rue teintée de rose, pour découvrir qu’ils étaient censés former le défilé eux-mêmes.
Éclairée par l’emblématique enseigne de Sam the Record Man, la rue Yonge était inondée de supporteurs de baseball en liesse qui ont fait la fête jusqu’au petit matin, célébrant la première victoire des Blue Jays de Toronto à la Série mondiale.
Îles de Toronto
Les îles de Toronto (également connues sous l’appellation Menecing, qui signifie « sur l’île » en langue ojibwée), ont créé un port protégé pour Toronto. Cette particularité a été notée par John Graves Simcoe, premier lieutenant-gouverneur du Haut-Canada en 1793, lorsqu’il a choisi Toronto comme site pour l’établissement d’une colonie et future capitale du Haut-Canada.
Hanlan’s Point abritait un stade de baseball érigé en 1897 pour le club de baseball mineur des Maple Leafs de Toronto. Il a été détruit par le feu à deux reprises, en 1903 et en 1909. Adjacent au parc d’attractions de Hanlan’s Point, le site a servi aux rencontres de divers sports jusqu’à la fin des années 1930. Les Maple Leafs ont quitté les îles de Toronto pour le stade des Maple Leafs après la saison 1925, mais le terrain est resté en usage jusqu’à la construction de l’aéroport de l’île de Toronto en 1937.
Edward "Ned" Hanlan (12 juillet 1855 – 4 janvier 1908), le rameur de renom, fut le premier athlète canadien à obtenir une reconnaissance internationale. Ayant grandi sur les îles de Toronto, le jeune Hanlan a fait ses débuts en parcourant chaque jour plusieurs kilomètres à travers le port pour fréquenter l'école publique George Street. Encouragé par 100 000 spectateurs, Hanlan est devenu le premier champion du monde du Canada dans une épreuve individuelle le 15 novembre 1880 à Londres, en Angleterre. Il était le champion du monde d’aviron de 1880–1884.
Au sommet de sa gloire, le champion du monde d’aviron Ned Hanlan a repris la gestion de l’hôtel de son père, qui est devenu le centre de la vie sociale des îles. Il ressemblait à un palais d’été, un endroit idéal pour passer les vacances pendant l’été chaud et humide de Toronto, jusqu’à ce qu’il soit détruit par un incendie en 1909. Reconnaissant de la renommée que Hanlan avait apportée à la ville, le conseil municipal de Toronto a officiellement changé le nom de West Point en Hanlan’s Point, nom qu’il conserve aujourd’hui.
Robert Wong, en compagnie de son frère Tommy, a créé la Central Airways Company à l’aéroport de l’île de Toronto en 1946. La plupart des premiers élèves-pilotes étaient chinois et, au fil des décennies, la compagnie a formé plus de 8 000 pilotes tout en assistant à l’évolution de la silhouette de Toronto.
Place de l'Ontario
"Nous utiliserons le panorama naturel du port, nous construirons des immeubles modernes et nous tenterons de recréer l’ambiance de gaieté et d’hospitalité qui rendait le pavillon de l’Ontario si populaire à l’Expo 67.”
John Robarts, premier ministre de l’Ontario, annonçant le projet de construction de la Place de l’Ontario sur trois îles artificielles aménagées au large, sur le lac Ontario.

La cinésphère, le dôme géodésique emblématique de la Place de l’Ontario, a accueilli la première installation IMAX permanente au monde. L’établissement a ouvert ses portes en mai 1971, avec la projection du film North of Superior.
Du haut des airs, le Forum ressemblait à une mer de corps, alors que plus de 25 000 jeunes amateurs du groupe K.C. and The Sunshine Band ont établi un record de fréquentation pour la saison. La salle de spectacle en plein air offrait une expérience théâtrale intime en rond, avec une scène tournante qui donnait tour à tour une excellente vue depuis chaque place.
Exposition nationale canadienne
Bien qu’elle soit surtout connue aujourd’hui pour ses attractions et ses variétés culinaires éclectiques, l’Exposition nationale canadienne a offert bien d’autres expériences tout au long de ses 140 ans d’histoire. Les visiteurs de la foire ont été enchantés par des expositions sur quelques-unes des plus grandes avancées technologiques mondiales dans l’industrie et l’agriculture, notamment le transport ferroviaire électrique en 1883, le phonographe d’Edison en 1888, le téléphone sans fil dans les années 1890, la radio en 1922, la télévision en 1939 et les plastiques dans les années 1940.
Connue à l’origine sous le nom de Toronto Industrial Exhibition, elle a été rebaptisée Exposition nationale canadienne en 1912. À l’époque, on espérait mieux refléter la portée de ce salon toujours diversifié.
L’un des endroits les plus fréquentés dans l’enceinte de la CNE était la Tente des enfants perdus, où les enfants temporairement séparés de leurs parents ou de leurs tuteurs étaient pris en charge par la police.

Cette vue aérienne montre le site de la CNE sur la rive du lac à Toronto avant la construction de l’autoroute Gardiner (1964) et de la Place de l’Ontario (1971). La grande tribune de la CNE est la plus visible (au centre, à gauche) et, à l’est, on voit la Porte des princes (et non la Porte de la princesse), nommée en l’honneur du prince Édouard, prince de Galles (qui deviendra le roi Édouard VIII), et du prince George (qui deviendra le duc de Kent).
Le Pow-wow international de Toronto, comme l’appelaient les organisateurs, a rassemblé 1 500 danseurs et 20 à 30 joueurs de tambour, ce qui en a fait le plus grand pow-wow jamais organisé en Amérique du Nord à cette date. L’événement a attiré des Autochtones provenant de presque toutes les provinces canadiennes et de tous les États américains.
Kensington Market
Depuis des décennies, le Kensington Market est un microcosme de la diversité culturelle de Toronto. Au début du XXe siècle, le quartier connu sous le nom de "The Ward" était peuplé d’immigrants juifs d’Europe de l’Est et d’Italiens.
Dans les années 1950, des immigrants des Açores fuyant les persécutions politiques se sont installés dans les environs de la rue Dundas Ouest. Plus tard, dans les années 1950 et 1960, le quartier a accueilli une nouvelle vague d’immigrants des Caraïbes et d’Asie de l’Est, ainsi qu’un certain nombre de réfugiés politiques américains qui s’opposaient à la guerre du Vietnam. Dans les années 1980 et 1990, Kensington a continué à se diversifier, accueillant des immigrants en provenance de la Somalie, de l’Éthiopie, de l’Iran, du Vietnam, du Chili et de l’Amérique centrale.


Le magasin de disques ouvert par le compositeur et artiste Stranger Cole était le premier magasin des Caraïbes dans le quartier de Kensington Market à Toronto.

Hôtel Royal York
L’hôtel Royal York, qui appartenait à l’origine au Chemin de fer Canadien Pacifique, qui l’avait construit, a ouvert ses portes en 1929. Bien qu’il soit aujourd’hui éclipsé par ses voisins, l’hôtel a été pendant une courte période le plus haut bâtiment du Canada et de l’Empire britannique, comptant 28 étages et 1 048 chambres et suites. Le côté nord de la rue Front, à l’ouest de la rue Yonge, connaît la présence d’un hôtel depuis plus de 160 ans.

L’hôtel Queen’s se trouvait à l’origine sur le site actuel de l’hôtel Royal York. En 1927, le Chemin de fer Canadien Pacifique a acquis l’hôtel Queen’s, en face de la gare Union nouvellement ouverte, pour pouvoir le démolir et construire un hôtel plus grand.

La salle impériale de l’hôtel Royal York a été un lieu de concert important pour les Torontois dans les années 1960, 1970 et 1980. La petite salle a accueilli des vedettes internationales et hollywoodiennes ainsi que des big bands devant une minuscule piste de danse en pin. Représentations légendaires : Marlene Dietrich lors de sa tournée d’adieu, les dernières représentations de Johnny Hodges avec le Duke Ellington Orchestra, Eartha Kitt, Peggy Lee et Ella Fitzgerald, et les premières apparitions en 1982 de la future vedette canadienne Jim Carrey.
Gare Union
La construction de l’actuelle gare Union a commencé en 1914, sur un terrain libéré à la suite de l’incendie de Toronto en 1904. Elle a remplacé la gare précédente, construite en 1872, sur la rue Front, entre les rues York et Simcoe. L’ouverture de la gare a été retardée jusqu’en 1927 en raison d’une pénurie de matériaux causée par la Première Guerre mondiale. Elle a été ouverte par le prince de Galles, devenu plus tard le roi Édouard VIII.
Construite par la société de chemin de fer Grand Trunk Railway pour mieux répondre aux besoins croissants de transport d’une ville en pleine expansion, cette deuxième incarnation de la gare Union, d’inspiration italienne et de style Second Empire, dotée de trois grandes tours, a été inaugurée le jour de la fête du Canada (alors fête du Dominion) en 1873 et a servi de plaque tournante ferroviaire centrale à Toronto pendant cinquante ans.
Vue de l’énorme nouvel hôtel Royal York en construction, depuis l’arrière de la nouvelle gare Union.

Certains attendent le courrier, d’autres un emploi. Une scène au bureau de poste de la nouvelle gare Union, où l’on voit des briseurs de grève en quête d’emploi assis sur le mur au premier plan, et une file d’hommes d’affaires en arrière-plan, demandant la livraison de lettres importantes retenues par la grève.
Viaduc du prince Édouard
Lorsque le viaduc de Bloor (officiellement appelé viaduc du prince Édouard) fut achevé en 1918, de nombreux Torontois sceptiques le surnommèrent « le pont qui ne mène nulle part », parce qu’il reliait le centre de Toronto à ce qui était, à l’époque, une banlieue agricole et industrielle peu peuplée. Mais R.C. Harris, concepteur du viaduc et commissaire des travaux publics, était un constructeur urbain visionnaire, et a même insisté pour qu’un tablier inférieur soit inclus dans la construction du pont, en vue d’un futur transport ferroviaire. Ce coût supplémentaire, alors controversé, a en fin de compte permis à la ville d’économiser des millions lors de la construction de la ligne de métro Bloor dans les années 1960.

Incendie de Toronto de 1904
Le grand incendie de Toronto de 1904 a débuté tard dans la soirée du 19 avril par des flammes qui s’élevaient de la cage d’ascenseur de l’usine de fabrication de cravates et cache-col E & S Currie Limited, située au 58, rue Wellington Ouest, juste à l’ouest de la rue Bay. Lorsque l’incendie a été maîtrisé neuf heures plus tard, plus de 100 bâtiments avaient été détruits. L’incendie a causé des dommages d’une valeur de 10,4 millions de dollars (l’équivalent de plus de 230 millions de dollars en dollars d’aujourd’hui), et mis 5 000 personnes au chômage. Cela reste le plus grand incendie jamais survenu à Toronto.

De son foyer à Bay et Wellington, le feu s’est rapidement propagé vers le sud et l’est, atteignant la rue Front en quelques heures seulement, puis se déplaçant vers le sud jusqu’à l’Esplanade et vers l’est jusqu’à la rue Yonge.

SkyDome
Le SkyDome (aujourd’hui le Rogers Centre) était le premier stade en forme de coupole au monde, doté d’un toit motorisé entièrement rétractable. Il a fallu deux ans et demi pour le construire, pour un coût de 570 millions de dollars (bien supérieur au coût initial estimé de 150 millions de dollars). Le nom « "SkyDome" a été choisi en 1987 dans le cadre d’un concours provincial de recherche de nom pour le stade, et figurait parmi les quatre noms finalistes : "Towerdome", "Harbourdome", "SkyDome" et simplement le "Dome". Le lauréat du concours a gagné des places à vie derrière le marbre (ou des places de son choix) pour tous les événements se déroulant au stade.
Plusieurs sites ont été envisagés pour le SkyDome, notamment Exhibition Place, l’aéroport de Downsview et l’Université York. Le site final, au pied de la Tour CN, a finalement été choisi pour sa proximité avec le centre-ville et les principaux centres ferroviaires et de transport en commun.

Les Blue Jays sont devenus la première (et, à ce jour, la seule) équipe en dehors des États-Unis à participer à une Série mondiale et à la remporter, et la plus jeune équipe de la Ligue américaine à le faire, en remportant la victoire au cours de sa 16e année.
Tour CN
De ce trou dans le sol, de 76 mètres (250 pieds) de largeur et à 9 mètres (30 pieds) sous le niveau du lac Ontario, allait s’élever la plus haute structure autoportante du monde.

Les travailleurs en train d'ériger la base en acier du nouveau restaurant Top of Toronto (maintenant appelé Restaurant 360), au-dessus du niveau d’observation principal de la tour, à environ 350 mètres (1 148 pieds) dans les airs, sourient au photographe Boris Spremo, du journal Toronto Star, qui est en équilibre sur une poutre d’acier juste au-dessus d’eux. Spremo a dit : "Debout là, à prendre des photos dans le vide, j’ai eu l’impression de piloter un avion sans ailes."
Perché à près de 450 mètres au-dessus de Toronto sur une poutre s’étendant sur 8 mètres (27 pieds) à partir de la Tour CN en pleine construction, le ferrailleur Larry Porter tire sur le crochet d’une grue géante alors qu’il installe les stabilisateurs qui serviront à soulever le restaurant. En 1974, il était payé 8,01 $ de l’heure, y compris une prime de 1 $ de l’heure pour travail à une altitude supérieure à 305 mètres (1 000 pieds)..
L’ouvrier Yvon Rainville, au sommet de la Tour CN, soulève sa tasse de café pour saluer ses collègues de travail alors que leur tour atteint près de 240 mètres (785 pieds). À ce stade de sa construction, la tour mesure moins de la moitié de sa hauteur finale de 553 mètres (1 814 pieds), bien qu’elle soit déjà un peu plus haute que le gratte-ciel voisin, le Commerce Court.
Attaché au câble du treuil, l’aciériste Val Ouellet crie des ordres à l’opérateur du treuil pour qu’il abaisse une section de collier de bois sous ce qui deviendra le restaurant tournant de la Tour CN.
On voit l’hélicoptère, connu sous le nom d’"Olga", transporter le premier élément de l’antenne de télévision qui sera placée au sommet de la tour.






































